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Présidentielle : François Fillon recule sur son projet de réforme de l’Assurance-maladie

François Fillon, le 11 décembre à Sablé-sur-Sarthe.


Opération déminage. Discret depuis sa victoire à la primaire, François Fillon est sorti de son silence pour tenter d’éteindre l’incendie autour de son projet de réforme de la Sécurité sociale, qui divise jusque dans ses rangs et cristallise les attaques de ses rivaux pour la présidentielle. Accusé de vouloir « privatiser la Sécu », le candidat de la droite s’est résolu – sous la pression – à opérer un recul stratégique.

« Il n’est pas question de toucher à l’Assurance-maladie et encore moins de la privatiser », déclare-t-il dans une tribune publiée mardi 13 décembre dans Le Figaro, en réaffirmant son principe d’« universalité ». M. Fillon assure que l’Assurance-maladie « continuera à couvrir les soins comme aujourd’hui et même, mieux rembourser des soins qui sont largement à la charge des assurés, comme les soins optiques et dentaires ».

Le ton a nettement changé par rapport à la campagne de la primaire, quand le député de Paris avait proposé de confier aux mutuelles et autres complémentaires santé le remboursement des maladies courantes et de laisser à l’Assurance-maladie la charge des affections lourdes et de longue durée. Dans sa tribune, il n’est plus question de l’aspect le plus critiqué de son projet santé. Le distinguo entre « petits » et « gros » risques, qui figurait noir sur blanc dans ses propositions de campagne, est bel et bien abandonné.

Ne pas effrayer les classes moyennes et populaires

Elu à la primaire sur un projet de « rupture radicale », M. Fillon a été…

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