Culture

Lio : «J’ai mis plusieurs jours à me remettre du Divan

TV MAGAZINE. Comment avez-vous vécu cette émission, dans laquelle vous parlez sans fard de toutes les blessures de votre vie ?

Lio. – Tout a été pénible. Ça a été une émission difficile à faire, j’étais épuisée après. J’ai mis plusieurs jours à me remettre sur pied. C’est la première et la dernière fois que je fais cette introspection devant des caméras.

Avez-vous regardé l’émission ou allez-vous le faire?

Je ne regarde pas mes prestations. J’ai besoin d’avoir la moelle pour me regarder, d’être positive, sinon j’ai juste envie d’aller me pendre à chaque fois. Ce n’est pas la peine, on se protège comme on peut de ce qu’on est. Pour l’instant, je suis en danger de moi-même à moi-même, donc je ne le fais pas. Je n’ai pas la force, je panique. J’ai eu du courage pour faire l’émission, mais je ne la regarderai pas.

Vous expliquez dans Le Divan avoir fait quatre ans de psychanalyse, à raison de trois heures par semaine. Avez-vous cessé?

J’ai arrêté parce que je n’avançais plus. Mon psy était un monsieur de 80 ans, extrêmement phallocrate, bourgeois. Il y a une limite, à un moment donné, dans ma possibilité de me retrouver, moi, femme dans l’impuissance, face à ce regard. Ça ne m’a plus intéressée de continuer la psychanalyse avec lui. Si j’en refais, ce sera avec une femme. Mais je préférerais danser ma vie plutôt que d’aller la commenter sur un divan.

Votre expérience dans Danse avec les stars vous a fait autant de bien que vous le dites dans Le Divan?

DALS m’a fait beaucoup avancer. Cette illégitimité qui me colle est un vrai frein dans une vie, je passe mon temps à me pousser pour avancer. En fait, c’est difficile de dépasser ça. Moi qui n’ai aucune confiance en moi, je peux vous dire que mettre le corps en mouvement en une semaine, c’est comme si vous aviez fait deux ans de psychanalyse. Ça vous fait gagner beaucoup de temps et, comme moi j’ai déjà dépassé les 50 ans, tant mieux si ça va un peu plus vite (rires).

Dès que Cyril Hanouna s’empare d’un sujet, ça devient grotesque

Lio

Comment avez-vous vécu votre élimination surprise samedi dernier?

On avait le cœur très gros avec Christian, mon partenaire. Je savais bien que j’avais peu de chance d’aller très loin, mais on pensait tout de même aller jusqu’au cinquième prime, on avait très envie de faire l’émission pour Halloween. Pour Christian, qui est canadien, ça signifie beaucoup. Bien sûr que sportivement on a été tristes. Mais c’est grotesque tout ce qui se dit dans la presse depuis samedi [certaines rumeurs assuraient que la chanteuse en était venue aux mains avec sa concurrente Pamela Anderson, ndlr]. De toute façon, dès que Cyril Hanouna s’empare d’un sujet, ça devient grotesque. C’est un peu sa marque de fabrique. C’est outrancier, pas renseigné, tout le monde parle de petites choses à gauche à droite. J’ai fait un communiqué de presse pour arrêter avec tout ça. On n’avait pas besoin de ça avec Christian.

Quels sont vos prochains projets artistiques?

Je ferai le Café de la Danse, à Paris, le 12 décembre ; un concert très axé sur la musique brésilienne, avec les titres de mon album Lio canta Caymmi et des titres de mon répertoire. J’espère avoir une batucada, avec deux filles qui viendront faire résonner les tambours. J’en suis heureuse, j’aime tellement chanter, raconter mes petites histoires et faire mes parenthèses d’enchantement. Après, nous partirons sur quelques festivals à l’été 2019, puis en tournée à partir de septembre 2019 dans de petites salles, pour qu’il y ait vraiment une rencontre avec le public, je veux lui parler de ce que je fais, pourquoi je vais vers la musique brésilienne…

Et votre disque avec Boris Bergman?

Je travaille avec Boris Bergman sur un nouveau disque pour fêter mes 40 ans de carrière, ce sera au printemps 2020. Et je vais faire l’Olympia. Ce sera très rock, dépouillé, on a déjà plein de chansons. On va vraiment parler de moi, peut-être pour la première fois. Vanda va enfin prendre les rênes, j’ai mis quarante ans à oser le faire, je ne suis pas fière de moi, mais mieux vaut tard que jamais (rires).

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