International

De l’acte I à l’acte IX, la mobilisation des «gilets jaunes» en chiffres

Lors de ce neuvième samedi de mobilisation, les «gilets jaunes» ont été au moins 84.000 à défiler dans toute la France, dont 8.000 à Paris, d’après le ministère de l’Intérieur. C’est la deuxième hausse consécutive après celle de l’Acte VIII, le 5 janvier, qui avait réuni 50.000 personnes.

Une semaine plus tôt, avec seulement 32.000 manifestants, l’acte VII avait au contraire marqué l’essoufflement du mouvement, qui semble donc aujourd’hui repartir, même si les chiffres de ce samedi sont loin du premier week-end de mobilisation, le 17 novembre, lorsque 288.000 personnes avaient manifesté.

En presque deux mois, deux périodes semblent se dessiner. De la mi-novembre à la fin de l’an 2018, le mouvement des «gilets jaunes» s’est progressivement essoufflé: le creux a coïncidé avec les fêtes de fin d’année. Quelques semaines auparavant, deux jours après l’Acte IV, le président de la République s’était adressé solennellement à la nation, annonçant un certain nombre de mesures sociales, notamment une hausse du Smic, ainsi que l’ouverture d’un «grand débat national» pour répondre à la crise politique.

» LIRE AUSSI – S’il voyait le jour, comment le référendum d’initiative citoyenne pourrait-il être encadré?

Une seconde période semble bien s’ouvrir depuis deux samedis, la mobilisation reprenant peu à peu de l’ampleur. Reste à savoir si l’ouverture du grand débat national, le 15 janvier, changera la donne, alors que les jours suivant son annonce ont été marqués par une polémique sur le salaire de la présidente de la Commission nationale du débat public, Chantal Jouanno, qui ne se chargera finalement pas de son organisation. Elle restera cependant à la tête de cette autorité administrative indépendante.

Entre ces deux périodes, les revendications des «gilets jaunes» ont aussi évolué de nature. Au départ plutôt économiques et sociales, elles ont pris une tournure plus politique, avec la mise en avant d’une mesure phare, le «RIC», ou référendum d’initiative citoyenne.

Stabilisation des interpellations

Les rassemblements et manifestations des «gilets jaunes» ont par ailleurs été marqués par des violences, commises par certains des membres du mouvement, mais aussi par des militants de l’ultragauche, de l’ultradroite, ainsi que par des casseurs et des bandes de jeunes ne s’en revendiquant pas. À cet égard, le nombre d’interpellations a connu une double évolution.

De l’acte I à l’acte IV, celles-ci ont été en hausse, au fur et à mesure de l’augmentation des violences. Un pic a eu lieu le 8 décembre, avec plus de 2000 interpellations dans toute la France, qui ont donné lieu à plus de 1700 gardes à vue. Cela a fait suite à l’acte III du 1er décembre, marqué par un pic de violences, notamment le saccage de l’Arc de Triomphe à Paris.

Depuis l’acte IV du 8 décembre, le nombre d’interpellations tend à se stabiliser entre 200 et 300 (244 ce samedi). Les violences en marge des manifestations sont sans commune mesure avec celles de l’Acte III même si certaines, particulièrement marquantes, restent dans les esprits, à l’image de l’ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger qui s’en est violemment pris à des forces de l’ordre, le 5 janvier.

Le même jour, un commandant de police s’en prenait également violemment à des «gilets jaunes». Ce samedi a été quant à lui marqué par les images particulièrement violentes de journalistes de LCI frappés par des manifestants à Rouen.

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De l’acte I à l’acte IX, la mobilisation des «gilets jaunes» en chiffres

Lors de ce neuvième samedi de mobilisation, les «gilets jaunes» ont été au moins 84.000 à défiler dans toute la France, dont 8.000 à Paris, d’après le ministère de l’Intérieur. C’est la deuxième hausse consécutive après celle de l’Acte VIII, le 5 janvier, qui avait réuni 50.000 personnes.

Une semaine plus tôt, avec seulement 32.000 manifestants, l’acte VII avait au contraire marqué l’essoufflement du mouvement, qui semble donc aujourd’hui repartir, même si les chiffres de ce samedi sont loin du premier week-end de mobilisation, le 17 novembre, lorsque 288.000 personnes avaient manifesté.

En presque deux mois, deux périodes semblent se dessiner. De la mi-novembre à la fin de l’an 2018, le mouvement des «gilets jaunes» s’est progressivement essoufflé: le creux a coïncidé avec les fêtes de fin d’année. Quelques semaines auparavant, deux jours après l’Acte IV, le président de la République s’était adressé solennellement à la nation, annonçant un certain nombre de mesures sociales, notamment une hausse du Smic, ainsi que l’ouverture d’un «grand débat national» pour répondre à la crise politique.

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Une seconde période semble bien s’ouvrir depuis deux samedis, la mobilisation reprenant peu à peu de l’ampleur. Reste à savoir si l’ouverture du grand débat national, le 15 janvier, changera la donne, alors que les jours suivant son annonce ont été marqués par une polémique sur le salaire de la présidente de la Commission nationale du débat public, Chantal Jouanno, qui ne se chargera finalement pas de son organisation. Elle restera cependant à la tête de cette autorité administrative indépendante.

Entre ces deux périodes, les revendications des «gilets jaunes» ont aussi évolué de nature. Au départ plutôt économiques et sociales, elles ont pris une tournure plus politique, avec la mise en avant d’une mesure phare, le «RIC», ou référendum d’initiative citoyenne.

Stabilisation des interpellations

Les rassemblements et manifestations des «gilets jaunes» ont par ailleurs été marqués par des violences, commises par certains des membres du mouvement, mais aussi par des militants de l’ultragauche, de l’ultradroite, ainsi que par des casseurs et des bandes de jeunes ne s’en revendiquant pas. À cet égard, le nombre d’interpellations a connu une double évolution.

De l’acte I à l’acte IV, celles-ci ont été en hausse, au fur et à mesure de l’augmentation des violences. Un pic a eu lieu le 8 décembre, avec plus de 2000 interpellations dans toute la France, qui ont donné lieu à plus de 1700 gardes à vue. Cela a fait suite à l’acte III du 1er décembre, marqué par un pic de violences, notamment le saccage de l’Arc de Triomphe à Paris.

Depuis l’acte IV du 8 décembre, le nombre d’interpellations tend à se stabiliser entre 200 et 300 (244 ce samedi). Les violences en marge des manifestations sont sans commune mesure avec celles de l’Acte III même si certaines, particulièrement marquantes, restent dans les esprits, à l’image de l’ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger qui s’en est violemment pris à des forces de l’ordre, le 5 janvier.

Le même jour, un commandant de police s’en prenait également violemment à des «gilets jaunes». Ce samedi a été quant à lui marqué par les images particulièrement violentes de journalistes de LCI frappés par des manifestants à Rouen.

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